Avez-vous déjà eu l’impression de baisser les bras mais de retrouver votre motivation grâce à un proche qui croyait en vous ? On appelle cela l’effet Pygmalion. Nous l’observons à chacune de nos interventions chez TADAM.C'est quoi l'effet Pygmalion ?Il s’agit de notre capacité à adopter un regard bienveillant, compréhensif et encourageant sur l’autre. Une manière d’aider ceux qui nous entourent à reprendre confiance en eux et à renforcer l’estime qu’ils ont d’eux.
Origines et fondements de l’effet Pygmalion
☝️ C’est lui Pygmalion, un sculpteur tombé amoureux de sa création selon la légende. À force d’y croire et grâce à l’aide d’Aphrodite, la statue prend vie… Une histoire tout à fait banale finalement…L’effet Pygmalion, c’est le fait de croire en la réussite de quelqu’un pour améliorer ses probabilités de succès. Ce serait si simple finalement ? OUI !
L'expérience du psychologue Robert RosenthalL’expérience Pygmalion a été réalisée par un psychologue Américain, Robert Rosenthal qui a voulu prouver que le rôle des attentes et préjugés des enseignants avait des conséquences sur les résultats des étudiants. Pour cela, il a séparé en deux un groupe de rats qu’il a confié à deux groupes de 6 étudiants (un rat chacun). Les rats devaient traverser un labyrinthe.Il a informé le premier groupe que leurs rats ont été sélectionnés de façon à rassembler les plus intelligents : on doit donc s’attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.Il a informé le second groupe que leurs rats n’ont rien d’exceptionnel et qu’au contraire ce sont des rongeurs dénués d’intelligence dont il ne faut pas attendre grand-chose.
Le paragraphe suivant montre que l’expérience a été interprétée comme une démonstration des effets des attentes, même si les rats semblent identiques:
Vous l'avez compris à ce moment là que c’est du pipeau ? Les rats sont tous les mêmes 🐭!Les résultats confirment la théorie de Rosenthal. Certains rats du second groupe ne quittent même pas la ligne de départ alors que ceux du premier groupe ont vraiment d’excellents résultats.
Les recherches ont été poussées ensuite et ont montré que les élèves du premier groupe avaient développé plus d’empathie envers leurs rats que ceux du groupe 2.➡️ Et sur les humains ? Cette expérience a ensuite été poursuivie sur des enfants issus de milieux défavorisés à San Francisco. Rosenthal et Jacobson (une enseignante) font passer un test à l’ensemble des élèves, puis s’arrangent pour que les enseignants prennent connaissance des résultats, en faisant croire à une erreur de transmission de courrier. Mais ces résultats ne sont pas réellement ceux du test de QI, ils comportent des notes distribuées aléatoirement : vingt pour cent des élèves se sont vu attribuer un résultat surévalué.
Le changement de regards des professeurs suite à la prise de connaissance des résultats du test de QI a eu un impact considérable. À la fin de l’année, Rosenthal et Jacobson font repasser le test de QI aux élèves.Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après la divulgation des faux résultats de QI, les 20 % surévalués ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence.
Le regard Pygmalion chez TADAM
Un regard bienveillant, encourageant, ça sert à quoi ? On nous demande souvent chez TADAM pourquoi nous nous concentrons sur les qualités, sur les points positifs, sur les forces des participants. Vous avez la réponse.Si on se sent en confiance, on essaie, on se trompe, on apprend, et donc … on progresse.Porter un regard Pygmalion sur l’autre, lui permet de dépasser ses croyances limitantes pour le motiver à devenir acteur de sa vie, à agir et à réussir.
Chez TADAM nous croyons à cette grande puissance du regard porté sur l’autre. C’est pourquoi la bienveillance est un de nos accords fondamentaux durant les séjours et ateliers animés par nos ambassadeurs. Une manière pour les jeunes que nous accompagnons de dépasser la peur du jugement et oser être pleinement qui ils sont.
Ils témoignent de l'effet Pygmalion - « On les regarde avec amour et on leur permet de se regarder comme ça » - Anne-Sophie, animatrice d'un programme Motiv'action de 2,5 jours avec des 3e SEGPA- « J’ai réalisé que j’avais un impact positif sur les autres, c’est une grande responsabilité. » Sofiane - participant à un Motiv'action TADAM- « J'ai envie de devenir celui que vous avez décrit dans le debrief » - Yanis, participant à un Motiv'action TADAM« TADAM c'est s'autoriser à ouvrir les yeux avec bienveillance sur soi, c'est prendre conscience de ses qualités, de ses compétences, de ses valeurs et les accueillir, c'est accepter d'être différent mais également que les autres soient différents et trouver ça chouette. TADAM m'a aidé à redevenir la personne la plus importante de ma vie. » - Anne, participante à la formation professionnelle
Conclusion : croyez en vous, croyez en tous les gens que vous rencontrez ! L’effet Pygmalion consiste en l’interprétation et la croyance plus ou moins consciente de la manière dont la réalité devrait être. Aujourd’hui, nous pouvons appliquer de manière positive (mais aussi de manière négative, attention !) l’effet Pygmalion dans de nombreux domaines. L’effet Pygmalion a été testé empiriquement par les chercheurs Rosenthal et Jacobson, en 1964. L’étude Effet Pygmalion en classe consistait en une expérience réalisée dans une école. Et ce fut le cas. Si un enfant entend continuellement… « Ne fais pas ça, tu vas tomber… » L’enfant finira par tomber. Les étiquettes créent également un effet Pygmalion très négatif dans l’auto-concept de l’enfant. L’effet Pygmalion (ou l’effet Rosenthal & Jacobson) est une prophétie autoréalisatrice (le fait de croire en quelque chose augmente les possibilités qu’elle se réalise) qui permet d’augmenter les performances d’un sujet, en fonction du degré de croyance en sa réussite venant d’une autorité ou de son environnement.
Outre le fait d’améliorer les chances de réussite, l’effet Pygmalion générerait également chez les individus une amélioration de la confiance en soi, une réduction de l’anxiété, une amélioration de l’humeur, une plus grande implication personnelle, une vision positive des choses… L’effet Pygmalion a donc tout son intérêt dans la pédagogie, tant il peut favoriser la réussite scolaire des élèves. L’effet Pygmalion est principalement étudié dans le cadre des effets positifs.L’effet inverse est appelé «effet Golem» (dans la mythologie juive, un Golem est un être, un embryon inachevé, incapable de parole, malléable à souhait et dépourvu de libre-arbitre) qui se traduit par l’idée que des attentes peu élevées sur un individu généreraient des performances moindres et des objectifs moins élevés.
Pour la petite histoire, le nom «d’effet Pygmalion» est emprunté à la légende grecque de Pygmalion, ce sculpteur chypriote qui désavoua le sexe et vécut en célibataire en réaction à l’omniprésence des Propétides (des prostituées et/ou sorcières) dans la cité. Un jour, il sculpta une statue de femme d’une telle beauté qu’il en tomba amoureux. L’effet Pygmalion se rapporte à nos croyances et nos attentes d’adultes dans le processus éducatif. A la fin des années 70, Robert Rosenthal, psychologue américain du milieu du XX° siècle, a mené l’expérience suivante avec des enfants dans une école de San Francisco. Le psychologue s’est adjoint les services de Leonore Jacobson, directrice d’école. Rosenthal et Jacobson ont fait passer un test de QI à l’ensemble des élèves d’une école défavorisée composée essentiellement d’enfants d’immigrés. Il se trouve que les 20% des élèves dont les résultats avaient été surévalués ont augmenté leurs performances aux tests de QI. Rosenthal R. Dans toutes nos relations, nous avons besoin de comprendre « l’autre » afin de pouvoir prédire et expliquer ses comportements.
Les impressions, croyances, perceptions ou attentes que nous avons à l’égard d’une personne peuvent orienter nos pensées et nos comportements envers elle, et en retour, elles peuvent influencer les pensées et comportements de cette personne (Trouilloud et Sarrazin, 2003). Les effets Pygmalion et Golem sont des prophéties autoréalisatrices identifiées dans le domaine scolaire. Elles mettent en évidence le rôle joué par les attentes des enseignants sur la réussite ou l’échec scolaire des élèves (Rosenthal et Jacobson, 1968).
Dans une première partie sont définis les effets Pygmalion et Golem. 1. Les attentes positives (effet pygmalion) ou négatives (effet Golem) d’un enseignant concernant les capacités d’un élève se traduisent par une modification du comportement de l’enseignant à son égard. Le comportement de l’enseignant va alors impacter le comportement de l’élève, et donc, sa performance. L’effet Pygmalion consiste en l’amélioration des performances d’un individu en fonction du degré de croyance en sa réussite venant d’une autorité (parent, enseignant, entraîneur…) ou de son environnement.
Les attentes d’un enseignant concernant les capacités d’un élève se traduisent par une modification du comportement de l’enseignant à son égard dans quatre aspects de l’interaction élèves-enseignants (Théorie des quatre facteurs; Rosenthal, 1974). Avec les élèves qu’ils jugent plus faibles - Effet Golem: les enseignants acquiescent moins souvent et ont une intonation de voix moins chaleureuse et plus anxiogène. Ils se maintiennent à une distance plus importante, ils leur sourient et les regardent moins dans les yeux. Ils les soutiennent moins lors de leur prise de parole et ils les interrogent moins. Ces élèves sont plus souvent critiqués pour leurs erreurs, notamment le comportement en classe, et moins récompensés pour leurs succès (omission de feedbacks).
Avec les élèves qu’ils jugent « bons » - Effet Pygmalion: les enseignants persistent davantage en leur fournissant plus d’indices pour trouver une solution à un problème, les questions sont davantage reformulées et ces élèves disposent de plus de temps pour répondre. Les feedback positifs sont plus nombreux, plus précis et centrés sur la performance. Les enseignants mettent en place un climat plus chaleureux et plus rassurant avec ces élèves. Le traitement préférentiel des enseignants envers les élèves bénéficiant d’attentes élevées s’expliquerait par leur plus grande proximité/similarité éprouvée vis-à-vis des bons élèves (les enseignants disent partager leurs valeurs de travail et l’importance de la réussite scolaire) et par le côté gratifiant d’enseigner à de tels élèves. Le comportement des enseignants serait renforcé par leurs biais perceptifs: les enseignants utiliseraient leurs attentes comme des filtres interprétatifs conduisant à des distorsions de la réalité lorsqu’ils perçoivent et évaluent les actions des élèves.
Exemples : ils accorderaient plus de crédit aux informations qui confirment leurs attentes et minimiseraient celles qui ne les confirment pas; ils auraient tendance à sur-noter les élèves pour lesquels ils émettent des attentes élevées d’effort (biais de négativité, biais de confirmation d’hypothèse, biais de généralisation hâtive…; voir l’article sur les biais cognitifs). Rosenthal et Jacobson ont découvert les effets Pygmalion et Golem en réalisant les expériences présentées dans leur livre « Pygmalion à l’école » (1968) résumées dans les deux parties suivantes. 2. Rosenthal et Jacobson (1968) ont expliqué à des étudiants que pour les besoins d’une expérience, il avait sélectionné deux populations de rats : des rats d’une lignée très intelligente et des rats « classiques ». Il s’agissait de tester la capacité des rats à traverser un labyrinthe.
Conditions et limites: quand les effets se manifestent
3. Les premières ont consisté à induire des attentes chez les enseignants en leur fournissant des informations erronées sur les élèves (expérience de Rosenthal et Jacobson, 1968). Dans cette étude, Rosenthal et Jacobson ont fait croire à des enseignants d’une école (Oak School) que certains élèves de leur classe avaient une forte probabilité de faire des progrès importants durant l’année (les élèves « prometteurs »). Tous les enfants de Oak School furent pré-testés avec un test standard non verbal d’intelligence. Ce test fut présenté aux enseignants comme étant susceptible de prédire « l’épanouissement » scolaire ou « le démarrage » intellectuel des élèves. Le test de QI (quotient intellectuel) employé donnait trois scores de QI : un QI total, un QI verbal et un QI de raisonnement. Environ 20% des enfants de Oak School étaient présentés comme des élèves « prometteurs ». En réalité, pour chaque classe, les noms de ces enfants avaient été tirés au sort. Pourtant, à la fin de l’année scolaire, le quotient intellectuel des élèves « prometteurs » était plus élevé que celui des autres enfants. Autrement dit, en progressant au niveau de leur QI, ils avaient confirmé les fortes espérances placées en eux. Rist (1970) a fournit un exemple de la façon dont la dynamique des prophéties autoréalisatrices peut façonner la vie des élèves. Rist a observé pendant 3 ans le comportement des instituteurs et la trajectoire scolaire d’enfants de ghettos américains âgés de 5 ans. Ilconclut que le destin de certains enfants était déterminé et scellé dès les 8 premiers jours d’école maternelle.
4. Dès l’école élémentaire, les élèves sont conscients du traitement différencié de leurs enseignants. Ils perçoivent des différences dans leurs feedbacks et leurs attitudes (messages verbaux et non-verbaux). Les élèves qui font l’objet « d’attentes faibles » estiment recevoir plus de retours négatifs. Les enseignants les plus enclins à développer des attentes rigides et stables à propos de leurs élèves sont les enseignants « dogmatiques, autoritaires, ou sensibles aux préjugés » et qui conçoivent l’intelligence comme une entité stable et globale peu amenée à évoluer (Trouilloud et Sarrazin, 2003).
A l'inverse, les enseignants qui ont un fort sentiment d’efficacité personnelle, notamment dans leur capacité à enseigner, ont des attentes plus flexibles. La vulnérabilité des élèves aux attentes négatives de leurs enseignants semble dépendre de certaines caractéristiques socio-démographiques telles que l’âge, l’origine ethnique ou sociale ou les antécédents scolaires. Les élèves sont davantage sensibles aux effets Pygmalion et Golem lorsqu’ils sont dans un environnement qu’ils ne connaissent pas ou mal. Exemple : entrée dans un nouveau cycle de scolarité. Ces périodes de transition et de changement sont souvent accompagnées de doutes quant aux capacités personnelles ce qui rend l’élève sensible et vulnérable aux attentes et croyances des enseignants. La taille de la classe peut conduire l’enseignant à recourir à des raccourcis cognitifs.
La place qu’occupe les perceptions, croyances ou attentes des autres sur qui nous sommes ou qui nous croyons être afin de nous en libérer. Cette section rappelle les bases et les perspectives historiques autour du sujet, citant divers chercheurs et sources. Les sections suivantes exposent les nuances et les mécanismes qui sous-tendent ces prophéties autoréalisatrices dans le cadre scolaire et professionnel.
Applications managériales et pédagogiques
Pour compter sur une équipe productive, la clé est d’abord la confiance. En résumé, en comprenant que vos actions peuvent influencer voire déclencher celles des autres, vous pouvez orienter votre discours pour témoigner reconnaissance, confiance et encouragements, afin que vos collaborateurs se sentent soutenus et, inconscientement, agissent en ce sens.
- Les croyances positives peuvent favoriser la motivation et la performance.
- Les croyances négatives peuvent agir comme des freins et limiter le potentiel.
- Le rôle des attentes des autorités (parents, enseignants, entraîneurs) est central dans le processus.
Exemples et témoignages
L'histoire du mauvais garçon sportif est fréquente dans les films : il a de mauvais résultats scolaires et se dispute avec tous ses professeurs, à l'exception d'un seul. Le professeur qui croit en lui alors que personne d'autre ne croit en lui bouleverse la trajectoire de sa vie - et il finit généralement par intégrer un établissement d’enseignement supérieur réputé.
Bien qu’il s’agisse d’un cliché, l’histoire décrite ci-dessus contient une grande part de vérité. Lorsque les gens ne croient pas en nous, nous avons tendance à ne pas croire en nous-mêmes. À l'inverse, lorsque quelqu'un attend davantage de nous, nous travaillons plus dur pour répondre à ses attentes. Notre tendance à répondre aux attentes de quelqu'un est connue sous le nom d'effet Pygmalion.
