Organisme d’aide alimentaire : panorama des dispositifs et acteurs

Une réseau collectifLa crise sanitaire a fait émerger un besoin d’échanges réguliers et de coordination entre les différents acteurs. En pleine crise sanitaire, la subvention auprès des acteurs de l'aide alimentaire a progressé jusqu'à 578 000 € pour répondre aux besoins particuliers des personnes dans un contexte tendu (soit 3 fois plus que les années précédentes).A cela se sont ajoutés les 58 000 tickets service DIHAL distribués entre avril et novembre 2020.

Les acteurs clés et leur rôle

La banque alimentaire est un partenaire essentiel fournissant des denrées alimentaires aux associations sur 41 communes du département. Si vous vous trouvez dans la rue et avez besoin d’être mis à l’abri en urgence, appelez le 115. Ce numéro est la porte d’entrée unique au dispositif d’hébergement d’urgence : il vous aide en vous orientant vers les structures du département qui disposent de places. D’autres structures proposent de l’aide alimentaire mais nécessitent de passer par un travailleur social. Le Garage moderne par exemple a mis en place une distribution de repas : une soixantaine de repas est préparée chaque jour par des bénévoles dans la « cantine » du Garage moderne. Les paniers s’adressent aux personnes en difficultés économiques et qui ont des problèmes de santé et/ou sont isolées. Elles sont orientées vers l’aide du Garage moderne par un travailleur social du centre communal d’action sociale. Il existe aussi diverses épiceries sociales et solidaires à Bordeaux, comme celle de Local’Attitude. Cette épicerie permet aux personnes fragilisées de trouver un soutien pour manger, mais aussi de s’impliquer elles-mêmes comme bénévole dans l’association. Orientées par un travailleur social, les bénéficiaires accèdent à une alimentation saine et de qualité à moindre coût.

Pour trouver un lieu pour cuisiner à Bordeaux, à Bordeaux, dix Relais popote accueillent tout au long de la semaine les publics qui sont sans logement ou n’ont pas la possibilité d’accéder à une cuisine. Le principe ? Chaque bénéficiaire vient y cuisiner ses propres repas à manger sur place pour partager un moment convivial ou à emporter. Il faut apporter ses propres provisions mais chaque relais est doté du matériel et d'aliments de base pour préparer à manger (huile, vinaigre, sel, épices...). Les Relais popote proposent aussi des ateliers de cuisine. Soliguide : le guide en ligne qui rassemble tous les services, initiatives et ressources pour les personnes qui rencontrent une difficultéPour plus d’informations sur d’autres services (santé, vêtements ou objets du quotidien par exemple, formation…) ou pour une recherche plus personnalisée, directement adaptée à vos besoins d’aide, consultez le Soliguide. La principale activité en matière d’aide alimentaire est la distribution de paniers-repas équilibrés à cuisiner chez soi. Les centres de distribution offrent depuis toujours un libre choix des denrées que les personnes peuvent emporter. Toute l’année, des repas chauds sont préparés et servis sur des activités de rue. L’aide alimentaire ne connaît pas d’interruption mais la priorité est donnée aux plus démunis pendant la période de l’année la plus critique : de début décembre à fin mars. Pour cela, l’association procède de manière permanente à l’analyse de la gamme des produits en relation avec les besoins des personnes accueillies. Les activités autour de la cuisine regroupent les ateliers babycook, les ateliers cuisine et les tests gustatifs.

À la suite de l’intervention de Coluche devant le Parlement européen en février 1986, le Conseil Européen a ouvert en 1987 les frigos de surplus de la Communauté Européenne: le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) est institué. Remplacé en 2014, par un nouveau programme FEAD (Fonds Européen d’Aide aux plus Démunis) en vigueur jusqu’en 2021, celui-ci est maintenant fusionné dans un grand Fonds Social Européen. Ce nouveau fonds est désormais appelé FSE+. Une grande collecte nationale est organisée tous les ans au mois de Mars dans les hypers et supermarchés. Des dons agricoles (dons de lait de producteurs, blé, fruits et légumes de retrait etc…).

Les repas et l’aide alimentaire physique

Les Restos poursuivent la mobilisation pour le développement des dispositifs fiscaux qui valorisent le don de produits agricoles. 2 318 centres d’activités fixes des Restos assurent la distribution sur toute la France. Les personnes aidées s’y rendent une ou plusieurs fois par semaine. La confiance que nous font les donateurs impose d’employer au mieux leurs dons. L’aide des Restos s’adresse donc à ceux qui en ont le plus besoin. Pour recevoir l’aide alimentaire sous forme de panier-repas, il faut s’inscrire chaque année et justifier de l’insuffisance de ses ressources. L’inscription est un moment difficile mais important qui demande une écoute chaleureuse. C’est le premier pas vers l’insertion. En effet, grâce aux renseignements recueillis, on identifiera quelles sont les autres besoins de la personne accueillie: logement, emploi, illettrisme, santé… En revanche, pour bénéficier d’un repas chaud en centre ou auprès d’un Camion du Cœur, aucun justificatif de ressources n’est alors demandé.

Aidez les Restos ! Pour les personnes démunies ou en situation de précarité, la question de l’alimentation est souvent une préoccupation quotidienne. Qu’elles soient sans-abri ou qu’elles rencontrent des fins de mois difficiles, avoir accès à des repas équilibrés, à un lieu accueillant et un entourage bienveillant peut constituer une parenthèse de chaleur pour les personnes démunies ou isolées, au-delà de l’aspect d’aide alimentaire. Pour ceux qui peuvent encore payer un loyer, le budget alimentation est en effet la variable d’ajustement, conduisant 21 % des Français à ne pas se permettre 3 repas par jour. Afin de faire face à cette dure réalité, les associations caritatives, d’aide alimentaire et les bénévoles se mobilisent de différentes manières pour apporter une aide alimentaire d’urgence à tous ceux qui n’ont pas les moyens de se nourrir convenablement.

Les épiceries sociales (aussi appelées épiceries solidaires) sont des épiceries associatives fonctionnant parfois en coopération avec les centres communaux d’action sociale (CCAS). Elles sont fournies par les banques alimentaires et partenaires locaux (producteurs, grandes surfaces qui s’engagent contre le gaspillage alimentaire en distribuant les invendus…). Distribution de repas chauds gratuits. C’est la soupe populaire pour lutter contre la faim en venant en aide aux plus nécessiteux. Les colis ou paniers alimentaires : ils sont distribués par les associations ou choisis par les personnes en libre-service. En décembre 1891, Les Œuvres de La Mie de Pain servaient déjà l’une des premières « soupe populaire » à Paris. C’était il y a plus de 135 ans. Depuis, au sein de l’association, l’aide alimentaire est prodiguée à tous ceux qui en font la demande. Au Refuge, ouvert toute l’année 24/24h et 7/7 jours, il est possible de venir prendre un repas chaud et équilibré au réfectoire, ou profiter d’une collation à la cafétéria. Le restaurant est ouvert à tous : fidèle à ses valeurs d’accueil inconditionnel et d’entraide, La Mie de Pain accueille tous ceux qui se présentent pour prendre un repas. Ainsi, d’octobre à juin, outre les résidents du centre hébergement, des femmes, des hommes, des étudiants ou des retraités dans le besoin sont accueillis au réfectoire du Refuge de La Mie de Pain. Elles y trouvent chaque jour un repas chaud, équilibré, avec des produits frais, et bénéficient d’un accueil bienveillant.

Comment bénéficier d’un repas gratuit ? L’accueil est inconditionnel, anonyme et gratuit. Des cartes repas valables une semaine (renouvelable) sont attribuées à ceux qui en font la demande chaque lundi matin. Les Banques alimentaires collectent, gèrent et partagent des denrées alimentaires et des produits de première nécessité avec d’autres associations, qui les distribuent ensuite à leurs bénéficiaires. Leur action est fondée sur la gratuité, le don et le bénévolat et elles organisent la grande collecte nationale chaque année au mois de novembre. Un rendez-vous essentiel qui permet, grâce à la générosité des clients et à l’implication de nombreux bénévoles, de collecter plusieurs tonnes de produits alimentaires non périssables (pâtes, riz, sucre, café…) qui sont ensuite distribués dans les établissements de La Mie de Pain. L’année dernière, ce sont plus de 32 tonnes de denrées qui ont pu être collectées.

À l’Arche d’avenirs, on peut venir poser son sac, lancer une machine et prendre un café, manger un bout en lisant un magazine… Ouvert toute l’année, du mardi au samedi, c’est un lieu où chacun peut venir se ressourcer et retrouver du lien social dans un cadre agréable et chaleureux. Vous ne pouvez pas vous permettre financièrement d’avoir une alimentation variée ou de faire trois repas par jour ? Vous avez besoin d’un coup de pouce pour boucler vos fins de mois ? Nous ne sommes jamais loin de vous, où que vous soyez, en France métropolitaine ou en Outre-mer.

Dispositifs spécifiques et conditions d’accès

Après avoir été orienté vers nos équipes par un travailleur social et une fois votre inscription effective, vous pouvez venir directement dans nos dispositifs d'aide alimentaire. Vous serez accueillis avec le sourire dans des lieux chaleureux et conviviaux. Vous n’êtes pas en mesure de vous déplacer ? Vous habitez loin d’une ville ? Nous venons aussi directement faire des distributions dans les villages. Les Espaces bébé-parents : des lieux d’échange et d’approvisionnement Vous trouverez de quoi prendre soin des tout-petits dans nos Espaces bébé-parents, des dispositifs qui accompagnent les familles avec des enfants en bas âge. Certains d’entre eux peuvent vous fournir, en dépannage, des produits alimentaires, des articles de puériculture et des produits d’hygiène pour vos enfants. Vous pourrez participer à des ateliers sur la santé des nourrissons, l’alimentation, l’hygiène…

Quelles sont nos sources d'approvisionnement ? Subventions Le Fonds social européen + (FSE+) financé par l'Europe et le CNES financé par la Direction générale de la Cohésion sociale. Dons collectes Dons de produits invendus par les enseignes de la grande distribution. Chaque année, la Croix Rouge française mobilise ses 20 000 bénévoles pour participer à la collecte nationale des Banques Alimentaires en plus de ses propres collectes réalisées tout au long de l'année. Dons Dons locaux d’entreprises, d’industries agro-alimentaires, de producteurs agricoles. Produits frais, secs, fruits et légumes. Achats Achats de produits sur les fonds propres des unités locales de la Croix-Rouge. Tous types de produits.

Le droit à l’alimentation est reconnu depuis la déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée en 1945. Je suis étudiant, actif ou sans emploi en situation de rupture alimentaire, j’ai besoin d’un coup de pouce ? Plusieurs dispositifs d’aides existent sur le département des Hauts-de-Seine et ailleurs pour me soutenir sur le plan alimentaire. Les colis sont composés de denrées alimentaires parfois complétées de produits d’hygiène. Ils me permettent de préparer un repas complet et équilibré et sont disponibles dans les centres de distribution, qui sont aussi des lieux d’accueil, de rencontre et d’échanges. Je peux y boire un café, passer un moment au chaud et parler avec d’autres personnes dans la même situation que moi. Attention toutefois, les conditions pour bénéficier de ces colis étant différentes selon les structures, je dois me renseigner auprès des services sociaux pour savoir si j’y ai droit.

Les Restos du Cœur des Hauts de Seine et ses bénévoles se mobilisent tout au long de l’année pour venir en aide aux personnes dans le besoin. Je suis en difficulté pour m’alimenter, je peux bénéficier de colis alimentaires aux centres de distribution, mon accès est conditionné aux seules ressources financières. Pour connaître les lieux de distributions, je me rends sur le site des Restos du coeur. Je peux bénéficier de colis alimentaires du Secours Populaire mais au préalable, je dois m’adresser à un travailleur social afin qu’une évaluation de ma situation soit réalisée. Ces paniers sont ponctuels (pour pallier un imprévu et/ou une urgence) et sont souvent gratuits pour le bénéficiaire (ou à moins d’un euro).

image meritee: organisations aide alimentaire

Épiceries sociales, dispositifs et partenariats

La liste des antennes Croix Rouge dans les Hauts-de-Seine : Unité Locale de Bois-Colombes - 3, avenue Villebois Mareuil, 92270 Bois-Colombes; Unité Locale de La Garenne-Colombes - 109, rue Veuve Lacroix, 92000 Nanterre; Unité Locale de Neuilly / Levallois Perret - 23, rue du Château, 92200 Neuilly-sur-Seine; Unité Locale de Saint-Cloud - 16, rue de Garches, 92210 St Cloud.

La marque NOUS anti-gaspi est un nouveau modèle de production et distribution engagée auprès de nombreux producteurs et partenaires distributeurs. En supprimant les coûts qui résultent du gaspillage de ressources, les produits NOUS sont proposés jusqu’à 30% moins chers par rapport aux produits traditionnels, mais tout aussi bons ! En savoir plus : clique NOUS anti-gaspiLes épiceries sociales et solidaires apportent une aide alimentaire à un public en difficulté économique, fragilisé ou exclu. Elles mettent à disposition, dans des espaces aménagés en libre-service, des produits variés et de qualité moyennant la plupart du temps une faible participation (autour de 20% du prix usuel).

Le Fond d’Insertion Jeunes du département des Hauts-de-Seine : tout jeune en situation précaire peut solliciter les services du Département afin d’obtenir une aide financière visant à favoriser et à soutenir son insertion sociale et professionnelle. A ce titre une aide peut m’être accordé pour les dépenses de première nécessité (aides alimentaires et hygiène). Plusieurs sollicitations dans la limite d’un plafond de 500 € par année civile. Consulter notre fiche sur le Fonds Insertion Jeunes.

Les aides alimentaires proposées par les associations caritatives (Croix Rouge, Secours Populaire…) - autres que colis alimentaires : je peux bénéficier d’une aide alimentaire de la part d’associations caritatives sous formes de Chèque d’Accompagnement Personnalisé (CAP) ou sous forme monétaire. Pour cela, je dois m’adresser à un travailleur social afin qu’une évaluation de ma situation soit réalisée. Je me rapproche donc du Service de Solidarité Territoriale de ma ville. Too Good To Go : Too Good To Go est une application mobile qui met en relation ses utilisateurs avec des boulangeries, restaurants, super-marchés et autres professionnels des métiers de bouche afin de leur proposer des invendus à prix réduits sous la forme de paniers à sauver. De nombreux restaurants jettent chaque jour une énorme quantité de nourriture non consommée. Too Good to Go aide à réduire le gaspillage de nourriture. En commandant via l'application, je peux acheter de la nourriture auprès de chaînes alimentaires partenaires qui sont sur le point de jeter leurs restes consommables. Commander via l'application est assez simple. Too Good to Go propose une liste bien présentée de ses restaurants partenaires, que je peux faire défiler et parcourir, ainsi que les repas proposés dans ces lieux.

image carte des partenaires et frigos solidaires

Conclusion méthodologique et cadre éthique

Les Banques Alimentaires constituent une chaîne de solidarité avec les associations nationales et territoriales et CCAS partenaires qui redistribuent les denrées collectées. Une convention de partenariat définit leurs engagements mutuels. Les Banques Alimentaires vont plus loin que la fourniture de denrées. Si nos valeurs sont le don, le partage, la gratuité et le bénévolat, le principe d’équité est essentiel. Le don alimentaire permet de fournir des denrées alimentaires aux associations caritatives. Ces collectes ne portent que sur des produits non périssables, vendus à température ambiante (pâtes et riz, pâtisseries de type cakes ou biscuits, fruits et légumes en conserve, terrines et pâtés stérilisés, lait UHT…). Au-delà d'un seuil réglementaire de 400 m², les super et hypermarchés sont tenus de proposer un conventionnement avec une association d’aide alimentaire pour définir les modalités de don de leurs invendus. Il en est de même pour les opérateurs de restauration collective préparant plus de 3 000 repas par jour, et les opérateurs de l’industrie agroalimentaire et du commerce de gros ayant un chiffre d’affaire supérieur à 50 millions d’euros. Les denrées périssables qui sont données dans ce cadre doivent l'être au moins 48 heures avant l'échéance de leur date limite de consommation (DLC), sauf si la convention fixe un délai plus court. Pour les établissements agréés : toutes les denrées peuvent être données, dès lors qu’elles sont définies comme telles dans leur plan de maîtrise sanitaire. Pour les opérateurs de la restauration collective : les denrées préemballées, ainsi que les excédents et les préparation culinaire élaborées à l’avance.Exemple : un bac gastronomique conservé au froid ou au chaud et non présenté aux convives peut être donné. Erreur d'étiquetage, mauvais calibrage… Les entreprises agro-alimentaires peuvent être amenées à gérer des produits non-conformes à leurs exigences qualité, mais pour autant non dangereux pour la santé du consommateur. À réception, les bénévoles et employés des associations vérifient le respect des règles d'hygiène et plusieurs éléments. la date limite de consommation, ou DLC, ne doit pas être dépassée. Elle est mentionnée après la mention « À consommer avant le… », à ne pas confondre avec la DDM (date de durabilité minimale : « à consommer de préférence avant… »).

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